REFLEXION BUJINKAN

Les réflexions d'un Shidoshi-Hô


5 Commentaires

Choisir un bon professeur

Je vous propose aujourd’hui, d’aller voir cet article intéressant et valable pour notre discipline.

http://fudoshinkan.eu/choisir-un-bon-professeur/

Je suis complétement en accord avec le contenu de celui-ci.

Cédric VARESANO
Shidoshi-hô du Bujinkan Budô Taijutsu

Publicités


5 Commentaires

L’intérêt des Stages

Pourquoi un tel article ??

Parceque j’estime, qu’il est important de noter ce que nous savons tous. Mais que les nouveaux arrivants dans les arts martiaux (ou dans le Bujinkan Budô Taijutsu) n’ont pas forcement consciences.

Dans notre pratique martiale, il est très intéressant d’aller en stages (ou séminaires).
C’est souvent l’occasion, de voir autre chose, que ce que nous travaillons en cours.

Chaque enseignant à sa propre sensibilité, pédagogie et vision des choses.
Chaque enseignant à également ses préférences et une habilité particulière dans certains domaines.

Je peux donner quelques exemples (qui n’engage que moi) :

  • On peux dire, que Dean Rosthoar a une approche particulière des armes, et qu’à l’heure actuelle c’est le meilleur enseignant de tout ce qui touche aux armes à feu et au couteau.
  • Concernant le Taijutsu, c’est Pedro Fleitas qui a, selon moi, la meilleure approche et la plus intéressante.

On pourrait faire des listes très longues selon les affinités de chaque instructeur dans notre art martial (hanbo, bo, kusari fundo, katana,…),  mais aussi selon son type d’axe de travail (traditionnel, self-defense).

Il faut avoir en tête, que l’approche d’un enseignant ne peux pas convenir à tout le monde. C’est pourquoi, les avis que vous entendez sur les stages, sont plutôt subjectif et qu’il vaux mieux juger par vous même. Des élèves apprécieront plus que d’autres, de travailler avec certains professeurs.

Il existe autant de sensibilités, de pédagogies et d’affinités, que d’enseignants.

Toutefois, il ne faut pas étudier qu’avec ceux, avec qui l’on a une accroche particulière, que se soit humainement ou techniquement. Car tous, peuvent nous apporter quelques choses (sauf si vous ne pouvez vraiment pas le voir en pâture).

J’ai de très bon souvenirs de stages. Il y a des choses qui sont restés (il s’agit souvent de touts petits gestes, qui font toute la différence), et qui reviennent malgré les années. Se sont ces petites choses, qui mises bout à bout font votre style.

Il faut à termes, que vous arriviez à avoir votre propre style dans le Bujinkan Budô Taijutsu. N’oubliez pas, que rien n’est figé.

Personnellement, mon style actuel viens de différentes influences. Et plus particulièrement de Stéphane Caly (mon professeur depuis le début), Pedro Fleitas (que j’essaye de suivre à chaque fois que possible en France), Bruno Vicaire (auquel j’ai assisté à un seul stage, mais qui a marqué profondément ma pratique et ma pédagogie) et Agustin Martinez (qui a un style proche de Pedro, étant son élève). Bien sûr, j’ai pris des petites choses auprès d’autres personnes, mais avec beaucoup moins d’impact sur ma pratique.

Je ne peux que remercier toutes ces personnes, pour les apports qu’elles m’ont faites, et font encore.

Même pour un enseignant, il est important de participer à des stages. Afin de redescendre au statut d’élève et continuer à apprendre. Personne, à part Soke, peux se venter de tout savoir sur le Bujinkan. C’est ce qui permet de se remettre en question et de remettre les pieds sur terre.

Beaucoup de hauts gradés, organisent des stages. Mais, malheureusement, pas assez participent à des stages d’autres hauts gradés. Parfois, ils ne vont qu’aux cours de Soke (une ou deux fois par an) et estiment, ne rien avoir, à apprendre des autres. Ce qui est bien dommage.

Si l’on travail des choses que l’on connaît et que l’on maîtrise lors d’un stage. Il est intéressant d’observer les petites différences, la pédagogie, qui a emmené à la technique que vous êtes entrain de faire. Il faut prendre ce qui vous convients et oublier le reste à la fin de la journée.

Je ne fais pas partie de ceux qui retiennent beaucoup de choses sur la journée ou le week-end. Je ne peux pas toujours ressortir une technique vue. C’est ce qui me fait dire, que si vous ressortez avec un geste, un déplacement ou un petit détail technique améliorer, vous êtes forcement gagnant. Et le plus souvent, vous vous serez amusé et vous aurez passé un très bon moment.

Dans notre discipline, nous avons la chance de ne pas avoir un apprentissage figé et formaté, comme au Karaté ou au Judo. Ce qui fait que les stages sont ouverts à tous, sans distinction de grade.

Du pratiquant ceinture blanche, au pratiquant ceinture noire. On aura tous, à apprendre lors d’un stage, et celà chacun avec son niveau de compréhension.

Cédric VARESANO
Shidoshi-hô du Bujinkan Budô Taijutsu