REFLEXION BUJINKAN

Les réflexions d'un Shidoshi-Hô


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Le livre « Buki Waza »

Cet article a été retiré suite à la demande des Auteurs.

[…] Le Buki Waza a été retiré des ventes depuis plus d’un an maintenant et Budomart n’est pas autorisé à le vendre. […]

[…] Si nous avons retiré des ventes le Buki Waza c’est parceque nous ne sommes plus d’accord avec sont contenu […]

Estelle Padeloup
Bujinkan Dojo Montréal

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Le Vide

Qu’est ce que nous évoque le vide au Bujinkan ??

C’est un des 5 éléments japonnais, que l’on retrouve donc dans les « sanshin no kata » (ou gogyo). Il est le dernier des 5 généralement dans l’ordre d’apprentissage et s’appelle « Kû no kata ».

Le vide évoque aussi des principes basés sur la désorientation sensorielle et réflexe de uke:

  • s’effacer pour provoquer un déséquilibre (le célèbre principe du kûkan)
  • attirer l’attention pour attaquer ailleurs dans un quasi même moment
  • etc…

Mais à part ces facettes connues et souvent travailler, « le vide » m’évoque aussi la façon dont il se comble.

Souvent, et c’est surtout flagrant quand on travail avec les armes, je dis à mes élèves : « penser à combler les vides ».

Sur les clés, avec le hambo, il faut combler les vides pour que les clés/torsions soit efficaces. J’entends par là, ne pas laisser d’espace dans l’emprisonnement du poignet de uke lors d’une clé en « ura gyaku » par exemple. Cela en rapprochant au maximum l’emprise faites par le hambo et les poignets de tori et en comblant ainsi tous les espaces.

Il existe une autre façon de combler les vides, qui se retrouve dans les déplacements et l’utilisation de l’espace de uke.

Par exemple, sur « ka no kata », l’élément feu des « sanshin no kata », il est possible de combler le vide en se déplaçant suffisamment dans l’espace de uke et ainsi de prendre son équilibre sans que celui-ci ne puisse rien faire, c’est nous qui pouvons décider de le laisser debout …. ou non.

Lors d’un des derniers cours de la saison (2012-2013), alors que nous étions entrain de travailler sur les « sanshin no kata ». Un élève m’a dit sans que j’en parle auparavant : « Ah oui, j’ai compris ! Là aussi on comble les vides, je ressens mon équilibre partir et je ne peux rien faire, c’est trop tard ! »

Je lui ai répondu qu’effectivement, d’une certaine manière on combler aussi le vide.

Je suis sûr que ce principe doit avoir un nom, comme tous les autres, mais je l’ignore.

Bref, tous ces principes, illustrés ici, peuvent s’appliquer à main nues, comme avec les armes.

Cédric VARESANO
Shidoshi-hô du Bujinkan Budô Taijutsu