REFLEXION BUJINKAN

Les réflexions d'un Shidoshi-Hô


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Le « bosho » (l’endurcissement)

Certains dans les dojos de Bujinkan ou même dans d’autres disciplines pratiquent l’endurcissement par divers moyens.

Mais la pratique du « bosho » (de l’endurcissement) doit être réfléchi et non faites n’importe comment.

C’est pourquoi, j’ai décidé de rédiger cet article aujourd’hui. Afin d’expliquer la différence entre l’endurcissement et l’entraînement physique (qui forment tout les deux l’endurcissement du corps). Les avantages d’une pratique bien pensé et les gros inconvénients d’une pratique excessive du « bosho ».

Bien sûr, cet article, n’a pas pour but d’être totalement exhaustif, mais juste d’expliquer mon point de vue personnel et pousser certains à la réflexion.

L’endurcissement

Le « bosho » est une pratique tentant de limiter l’effet de la douleur, en agissant sur le système nerveux. De vous pousser à éviter, d’avoir ces effets qui vous font bouger de façon réflexe, lorsqu’une douleur vous est infligé.

Mais c’est aussi la pratique, permettant le renforcement des mécanismes osseux. Par le biais d’un renforcement très particulier.

L’entraînement physique

C’est relativement simple, l’entraînement physique, est tout ce qui cherche à vous renforcer par le renforcement musculaire, la capacité respiratoire, etc…

Donc tout le reste !!!

Du « bosho » bien pensé

L’endurcissement nécessite d’être véritablement réfléchi. Ceci afin de ne pas avoir de conséquence physique ou nerveuse à long terme pour les pratiquants.

Il doit être effectué régulièrement et uniquement sur des espaces temps assez long. Ce délai s’étudie selon l’âge des pratiquants et de leurs capacités de récupération/reconstruction. Plus aucun hématome ne devrait être visible d’une séance à l’autre, ni aucune douleur ressentie.

Le but du « bosho », n’est pas d’inhibé totalement la douleur, mais seulement de pouvoir résister à celle-ci.

Le message transmis par le système nerveux doit donc rester intact, mais juste être différent au niveau de sa réponse.

Pour ce qui est de l’endurcissement osseux, il ne faut pas créer de micro-fissures (donc pas de choc), mais juste masser avec un objet dur les parties osseuses à durcir.

En général l’endurcissement, qu’il soit nerveux ou osseux, devrait s’effectuer sur de petites séries avec peu de répétitions (3×5 par exemple).

Le « bosho » passé

Autrefois, l’endurcissement était véritablement plus dur, que ce qui doit être pratiqué aujourd’hui.

Le but était d’aller purement et simplement au combat. L’espérance de vie était beaucoup plus courte qu’actuellement.

C’est pourquoi l’effet rechercher était l’inhibition total de la sensibilité nerveuse par l’altération des nerfs et la création de cales importantes créer par des fissures osseuses à répétitions (type makiwara au Karaté).

Les lésions étaient nombreuses et accepter par les pratiquants. Certains les acceptes encore aujourd’hui et je serais tenté de dire « malheureusement ».

La nécessité d’un tel entraînement n’est plus nécessaire dans notre vie quotidienne et moderne.

Le « bosho », à mon sens, doit toujours être d’actualité, mais sans créer de lésions irréversibles pour le corps des pratiquants.

Les avantages d’un « bosho » réfléchi

  • acceptation de la douleur
  • résistance psychologique
  • résistance de la posture face à la douleur
  • pas de troubles neurologiques ou osseux irréversibles

Les inconvénients d’un « bosho » excessif

  • inhibition totale du système nerveux (donc plus de message d’alerte à la douleur = risque de blessures graves)
  • création de micro-fissures osseuses et de cales (troubles articulaires en vieillissant)
  • hématomes quasi-permanent (jusqu’à des lésions irréversible du système circulatoire et/ou nerveux)
  • douleurs prolongées sur de longues périodes, voir quasi-permanente (jusqu’à lésion irréversible du système nerveux)


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Le Gyokushin Ryu Ninpô

Le fondateur de « l’école du Cœur immobile », au 16ème siècle était Sasaki Goemon Teruyoshi. Le Gyokushin Ryu se concentre plus sur stratégie et l’espionnage que sur le combat, comme l’ont fait la plupart des autres écoles de Ninjutsu. Les techniques ont été mélangés avec d’autres écoles déjà dès le début. Entre autres, ils sont entrés en contact avec le Gyokko Ryu et le Togakure Ryu. Avec le temps, il a ensuite été subdivisé en différentes composantes : le Ninpo Taijutsu/Kosshijutsu, le Koppojutsu et le Jujutsu. Cependant, toutes les écoles Gyokushin n’ont eu aucun lien avec les autres dans le temps.

Le Gyokushin Ryu est connu pour son excellente utilisation de la Nagenawa (corde/lasso) et le Kusarifundo (chaîne courte lesté).

Les techniques de combat à mains nues (blocages, coups et positions) existant dans l’école sont à l’origine, dit-on basé sur le Gyokko Ryu et sont encore très semblables à celles d’aujourd’hui. Par exemple, les écoles utilisent le Ichimonji no Kamae de la même façon. De même, il aime utiliser des armes pliés (fer) et les ongles pour frapper. En outre, seules quelques étapes sont réalisées, le corps se déplace à travers la flexion des genoux.

En outre, en plus de l’utilisation de Sutemi (chutes sacrifices), il est dit être caractéristique de ce Ryu que le défenseur prend l’équilibre de l’attaquant, ouvre complètement l’espace de son adversaire (lui lève les bras) et mets des coups dévastateurs à la poitrine. Comme dans les autres écoles de Ninjutsu, le Gyokushin Ryu attaque non seulement les yeux avec le metsubushi, mais aussi le cœur. Ici, le terme « cœur » est synonyme de l’attaque de la volonté et de la détermination qui, à travers la confusion temporaire, apporte un attaquant en dehors du rythme. La poudre n’est pas seulement un aveuglement donnant au Shinobi une fenêtre de temps de plusieurs secondes pour disparaître ou à attaquer. Les « effets secondaires » jouent ici un rôle beaucoup plus important.

Dans les Densho de Hatsumi, au moins treize techniques de combat et des méthodes d’entrainements dissimulés sont décrites. Cependant, elles sont plutôt inconnus en dehors du Japon et Hatsumi n’enseigne pas officiellement cette école, mais démontre plutôt occasionnellement des exemples de celle-ci (comme les Kihon Happo avec le sentiment de la Gyokushin Ryu).

Extrait traduit de l’anglais depuis le livre « Togakure Ryu – Bujinkan Budo Densho »


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Le Togakure Ryu Ninpô

Ce système d’espionnage, fondé par Daisuke Nishina (plus tard connu sous le nom Togakure) à la fin du 12ème siècle, qui a développé une forme différente d’art martial et est l’une des plus anciennes, des écoles de Ninjutsu qui existent encore. Les techniques et les compétences du Togakure Ryu ont eu également une grande influence sur toutes les autres (environs 70 écoles de Ninja).

Les besoins du Ninja ou Shinobi (des interprétations différentes des mêmes caractères) pour un système de combat rapproché étaient uniques. Par exemple, l’entraînement à l’endurance, les mouvements silencieux/invisibles, l’escalade, l’équitation, la natation, la survie dans la nature, se déguiser et avoir des connaissances sur l’architecture, l’astronomie, la géographie, les poisons, l’hypnose, la médecine, la météorologie, la gestion des incendies et des arts de cour comme jouer de la musique, chanter et danser en fin de compte tous cela appartenaient à la formation d’un Ninja. L’art martial devait pouvoir être appliquée universellement, indépendamment de l’école des adversaires respectifs. L’exécution de la commande a toujours été la priorité la plus élevée, le risque d’être blessé ou tué lors de combats «inutiles» était tout simplement trop grand. Cependant, quand une confrontation était inévitable, les Ninja avec des pièges qui travaillaient sur la distraction et la confusion en jetant la poudre aveuglante, en projetant des étoiles, des grands filets ou tout autre objet qu’il pouvait obtenir et qui se trouvait au hasard autour de ses adversaires.

Contrairement à ce qui est porté par les Ninjas dans les films d’aujourd’hui, les vêtements des Shinobi n’étaient en aucune manière d’un noir profond. A cette époque, il n’y avait aucune possibilité de matière colorante avec cette intensité. Les costumes sois-disant teints en rouge séquoia foncé ou en bleu indigo étaient plutôt plus commun. Parfois, des costumes réversibles ont été portés où les faces intérieures et extérieures étaient de couleurs différentes selon l’endroit où ils devaient être portés. Par exemple, bleu clair pour le camouflage dans l’eau, blanc pour la neige, brun et vert pour les forêts. Il est aussi historiquement prouvé que les côtes de mailles ont été utilisés et portés par-dessus ou dessous les vêtements. Contrairement aux côtes de mailles portés par les chevaliers européens, les versions japonaises étaient d’une structure clairement plus fine et donc plus légère.

Les masques des Ninja étaient différents selon le clan d’appartenance ou les préférences personnelles. Celui le plus connu pour nous en Occident est la tête complètement couverte où seule une petite fente reste libre pour la vue. Les Japonais, cependant, préfèrent laisser nez et les oreilles à découvert afin de pouvoir respirer plus librement et mieux entendre. Souvent, juste une cagoule ou seulement un masque facial étaient utilisés. Ces derniers étant principalement représenté par des visages grotesques de démons pour intimider les opposants superstitieux.

Le kanji (caractère d’écriture japonais) pour « Nin » a deux significations officielles : d’un côté il signifie « se cacher, se camoufler ». Combiné avec le kanji pour « personne », Ninja/Ninsha peut être Traduit par « une personne se cachant » ou familièrement par « guerrier de l’ombre ». Mais le signe signifie aussi quelque chose comme « supporter/tolérer » et donc décrits avec précision les méthodes d’entraînement presque inhumaines des agents secrets à l’époque. Grâce à cette formation difficile, ils obtenaient des capacités physiques avec lesquelles ils pourraient répondre à toutes les situations, et avec leur esprit fort, mais aussi souple, ils ont pris conscience d’être en mesure de survivre à n’importe quoi.

Cependant, ce ne sont pas les seules interprétations possibles lorsque le caractère est divisé en deux kanji indépendant. Celui du haut est le signe de lames (tranchant), et le fond est un synonyme de cœur. Par conséquent, selon de quel côté il est lu, un Ninja est quelqu’un dont la vie devrait être consacrée uniquement aux arts martiaux. En revanche, la lame doit être dirigée loin du cœur qui indique qu’un guerrier a toujours le choix de prendre une vie ou de l’épargner.

La principale démarche du Ninja :

  • échapper à l’adversaire,
  • sortir de la voie de l’adversaire,
  • influencer l’adversaire.

Les principales doctrines du Togakure Ryu sont:

  • Éviter la violence puisque le Ninpo est Bujutsu.
  • Utiliser l’épée pacifiquement. Il faut protéger le pays, la famille et la nature.

Hatsumi Masaaki dit: Afin d’être en mesure d’appliquer les stratégies du ciel, la terre et des êtres humains raisonnablement, le Ninja doit devenir un avec l’univers et doit incarner l’essence des fleurs et du bambou. Il doit savoir quand il doit plier avec le vent et quand il ne le faut pas. vous devez devenir le vide vous-même.

Si quelqu’un nous demande s’il y a quelque chose qui soit les techniques de base du Ninjutsu, nous répondrons que non. Si quelqu’un demande s’il effectue correctement les techniques d’une manière ou d’une autre, nous répondrons qu’il y a ni bonne, ni mauvaise façon. Les techniques de base du Ninjutsu décrites sont seulement une forme de concrétisation d’un état lorsque l’on cherche la voie de l’illumination.

Le Togakure Ryu Ninpo Taijutsu est structuré en différentes étapes et formes :

  • Taijutsu Ukemi Gata
  • Sinobi Gaeshi Gata
  • Santo Tonko no Kata

Chacune de ces formes sans armes peuvent (et doivent) également être pratiqué avec des armes. Au Japon, certaines de ces formes sont même enseignées uniquement avec Shuko ou Ninja-to. Il y a un autre domaine avec des formes Gotonpo qui comprend, entre autres, les mouvements et les techniques de nage aquatique. Celles-ci, cependant, sont difficiles à expliquer sous forme de livre.

On constate que le Kata du Togakure Ryu ne peux pas figer certaines techniques, mais plutôt créer des situations différentes pour lesquelles on peux s’entraîner à trouver des solutions. Plus important que la technique elle-même, c’est la sensation de mouvement et le sens de la diversité, des possibilités offertes par le Ninpo, ainsi que la compréhension des principes de mouvements, d’approche, de rythme, de tromperie par la distance/timing. Tous les Kata (et leur Henka) peut être formé à la fois avec et sans l’utilisation d’armes (Uke, Tori ou les deux).

Les positions du corps de la Togakure Ryu sont toutes très basse et large. Les mouvements très encrés au sol et en même temps très libre.

Les principales cibles du Taijutsu qui comprennent les techniques de combat sans armes, dures et rapides, peuvent être les yeux, les oreilles (audition) et les organes génitaux. Le Togakure Ryu est plus efficace dans le Koppojutsu : le travaille des attaques directes sur les os ou les articulations. Les techniques de frappe comme Ura Shuto Ken ne sont pas faites à courtes distances, mais sont sauté de loin et droit à la cible. Les techniques de verrouillage comme Gyaku Omote sont appliquées et exécutées directement.

Le principe de la « porte dérobée » est montré ici encore une fois. « Ouvrir la porte et la refermer », c’est la possibilité de positionnement de votre propre corps ainsi que des bras et des jambes de des adversaires, de telle sorte que nous sommes en mesure d’attaquer sans entrave (ouvrir la porte) et dans le même temps entraver notre adversaire tout en étant capable de faire quelque chose de lui (fermer la porte).

L’usage des armes a été adapté à chacun des Taijutsu de sorte que dans des situations idéales, chaque objet disponible pourrait être utilisé pour faire des techniques de combat rapproché plus efficace. Naturellement, aucun Ninja n’est entré dans la bataille avec son arsenal complet. Comparable à une caractéristique que nous connaissons des jeux vidéo modernes où le héros commence sur ses aventures non armés, le Ninja était plus souvent à désarmer son adversaire et utiliser ensuite les armes qu’il avait capturés.

Extrait traduit de l’anglais depuis le livre « Togakure Ryu – Bujinkan Budo Densho »


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Le Kukishinden Ryu Daikentaijutsu

« L’école des neuf démons divins » remonte à la période de Kamakura (1184-1333). Le premier Soke est signalée comme étant Yasushimaru Kurando Takazane qui a vécu au début du siècle 14° siècle. Kurando et un samouraï appelé Kagoshima Takanori ont soutenu l’empereur Go-Daigo (qui régna de 1318 à 1339) dans la lutte pour le trône. Pour cela, l’empereur leur accorda le nom de famille « Kuki » (neuf démons) car ils étaient des guerriers très spirituels. Depuis, la manipulation du bâton (Bo) dans ce Ryu est enseigné de « 9 façons avec 99 techniques ». Fondée à l’origine uniquement comme une école de Bo, au cours des siècles, le Kukishin Ryu c’est constamment adaptée aux besoins et c’est finalement divisée en différents styles et armes, non seulement en raison des changements de façon de combattre, mais aussi pour individualiser les armes lors des périodes de guerre et de paix. Aujourd’hui le Kikishinden Ryu est un dérivé en l’honneur de Takamatsu Toshitsugu (1889-1972) qui a aidé à reconstruire les manuscrits anciens qui ont disparu au cours de la dernière guerre mondiale. Dans le Bujinkan, il est décrit avec les noms Happo Bikenjutsu ou Happo Hikenjutsu. Happo (huit façons) représente les huit grandes sections au sein de la Kukishinden Ryu :
  1. Rokushakubo, Taijustu, Hichojutsu, Maai (bâton, mouvements, sauts, distances)
  2. Gunryaku Tenmon Chimon (tactiques militaires, stratégies de combat)
  3. Jojutsu, Hanbojutsu (combat au bâton)
  4. Bajutsu, Suijutsu, Kajutsu (les arts de l’équitation, du tir à l’arc, des techniques aquatiques, du feu et des matières explosives)
  5. Nawanage (techniques avec corde)
  6. Kenjutsu, Kodachi, Jutte, Tessen (sabre long, sabre court, fourche métallique)
  7. Sojutsu, Naginata, Bisento (armes longues comme la lance…
  8. Shuriken, Senban, Tokenjutsu (étoiles et lames à lancer).

 

Biken (travail à l’épée) représente les techniques de combat traditionnelles, qui est prolongé par le Hikenjutsu qui décrit le «savoir secret». C’est à dire, les traditions orales, les expériences et l’utilisation des techniques. D’autant plus que dans le niveau de l’Okuden, il est fait référence à plusieurs reprises aux traditions directes et personnelles. Parce que l’Okuden ne s’animent que grâce à elles et non à travers la simple imitation des traditions écrites ou des habitudes de déplacement :

« Pour comprendre cette école, il est nécessaire d’établir une connexion entre le cœur et l’inconscient, car c’est la condition de base pour toutes les techniques. Lorsque nous pratiquons les techniques dans la nature, il est facile de les utiliser pour nous-mêmes. Nous laissons la nature dans toute sa pureté, travailler sa magie sur nous, et utilisons ce pouvoir pour en apprendre davantage sur nous-mêmes. »

Les Kamae sont décidément influencées par le fait que le Kukishinden Ryu est une école dont les techniques ont été principalement utilisées en temps de guerre. La règle générale est que, dans chacune des positions, les bras sont très près du corps. Cela pour deux raisons : d’une part, un guerrier en armure ne peut rester dans un Kamae avec le poids de son équipement qui l’alourdir énormément, d’autre part, cette position du bras assure une meilleure protection de l’avant-bras ainsi que de l’intérieur du bras qui n’est pas protégés. Comme ce Ryu a également été utilisées par les marins et les pirates japonais, les positions de combat sont très basses, et le poids (garder à l’esprit l’armure…) est répartie aussi régulièrement que possible sur les deux jambes afin de garantir un meilleur équilibre sur les planchers des navires. Seigan no Kamae (que ce soit armé ou non) est une position fondamentale. Ici le bras vers l’avant (ou la pointe de l’arme) est orientée vers les yeux (ou le cœur) de l’adversaire. Un autre principe important de cette école est un contact visuel constant avec l’adversaire: « vos propres yeux affaiblissent les yeux de l’adversaire ». Taijutsu – avec toutes ses caractéristiques, les avantages et les inconvénients – qui découle de la Yoroi Kumiuchi, du combat en armure. Les mouvements du Kukishinden Ryu semble un peu lourd, lent et encombrant. En réalité, ils sont très puissants et ciblée. Toutes les techniques servent à positionner l’adversaire, lors de l’attaque, de telle manière que des points faibles apparaissent dans l’armure, il est alors entravé dans sa liberté de mouvement et son équilibre est rompu. L’objectif est de passer habilement les différentes parties de l’armure et de choisir des angles de position de telle sorte que Uke ne peut pas ou presque pas attaquer parce qu’il est retenu par sa propre armure.Le Ura Waza (le chemin inverse), signifie que nous devons veiller à ce que nous ne soyons pas manipulés de la même manière, mais que nous apprenons à reconnaître les limites que cette armure et à adapter notre stratégie.

« Laissez la ligne offensive et protéger les flancs. Forcer le corps de l’adversaire à effectuer une courbe et observer l’angle de la défense ».

Les combats en armure avec armes nécessite des Sabaki spéciaux. Il est logique de se soustraire du côté de l’adversaire et de l’attaquer à un moment approprié. L’action doit se dérouler de façon fluide et l’armure doit être reconnue comme étant un outil et non un fardeau – il en va de même pour les armes.Les techniques de Dakentaijutsu de cette école, rentre dans le cadre de la Shinden Fudo Ryu, du Takagi Yoshin Ryu et du Gikan Ryu. Des connexions entre différentes écoles d’épées sont également connus, à partir de laquelle les techniques de jeu de jambes et des fins de techniques ont partiellement étaient reprisent. De l’autre côté, le Kukishin Ryu a influencé les arts martiaux modernes comme l’Aïkido, le Kodokan-Judo et le Kobudo.Les formes de Kata sans armes du Kukishinden Ryu sont répartis dans les catégories suivantes, chacune d’elles ne devraient être enseignées que lorsque la précédente a été maîtrisé :
  • Shoden no Kata (formes traditionnelles pour débutants)
  • Chuden no Kata (niveau de formes traditionnelles intermédiaires)
  • Sabaki gata (niveau de l’évasion)
  • Okuden no Kata (formes traditionnelles interne)
  • Shirabe Moguri gata (immersion dans les formes et les techniques de contre)

Extrait traduit de l’Anglais à partir de l’ouvrage « Kukishinden Ryu Taijutsu no Kata- Bujinkan Budo Densho »


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Le Gyokko Ryu Kosshijutsu

« L’école du Tigre de diamant », est l’une des plus ancienne école des arts martiaux japonais. Elle a été créer en Chine et a apparemment été développé sur la base du Kempô chinois.

Il est dit qu’un Chinois nommé Cho Gyokko (il existe plusieurs appellations) a présenté les premières formes du Gyokko Ryû au Japon durant la dynastie des Tang (7ème-10ème siècle).

Ce style exige des mouvements du corps rapide et l’utilisation de techniques de frappes et de blocages extrêmement percutantes, c’est un style puissant et gracieux.

Les positions sont relativement hautes et cette école a la particularité d’employer les techniques de verrouillage articulaires.

Cho Gyokko était probablement un gardien de la cour impériale chinoise, fonction qui nécessité que la plupart des techniques finissent par le contrôle de l’attaquant ; Un combattant du style Gyokko Ryû attend jusqu’au début du combat et ne laisse aucune chance à l’adversaire.

Afin de décrire la sensation du mouvement lors de l’exécution des techniques, il suffit de comprendre le feeling de cette école qui pourrait se traduire par : « une fois trouvé le point faible de l’adversaire, l’attaquer de toute ses forces ».

Il s’agit d’être capable de reproduire sur le terrain, une seule technique, assez puissante pour permettre de contrôler la situation ou de forcer votre adversaire à abandonner.

Hisshô no shinnen « Croire en une victoire certaine »

« Le nom lui-même de cette école caractérise l’un de ses grands principes, qui est la destruction de la force de l’ennemi, mais d’épargner sa vie. En Asie, le tigre est synonyme de grâce et de puissance. Ainsi, on doit utiliser la puissance physique d’une manière significative et maîtrisée.

Ceci est illustré par la métaphore de la Gyokko Ryu qui dit :
Bushigokoro wo motte tôtoshi to nasu « Le coeur d’un guerrier est précieux et important »

D’autres règles sont, par exemple, qu’un vrai guerrier doit toujours être conscient de la responsabilité qu’il a envers son pays et ses concitoyens. Il faut oublier son ego et prendre soin des vertus comme la discipline, la patience et le courage. Toutefois, en cas de danger, il doit garder son esprit libre et garder le silence. Les techniques et les connaissances acquises ne doivent pas être transmis à des tiers sans l’autorisation expresse de l’enseignant.

Aujourd’hui, le Gyokko Ryu, avec le Koto Ryu, constitue la base technique du Bujinkan Dojo Budo Taijutsu. Un système où son fondateur, Masaaki Hatsumi, a combiné un total de neuf écoles d’arts martiaux japonais. Le Gyokko Ryu n’est pas une école de Ninjutsu, mais une école de Bujutsu, même si elle est répertoriée en tant que dérivé du Ninpo dans le Bugei Ryuha Daijiten, la norme japonaise de travail des arts martiaux.

Transmis au fil des siècles, de génération en génération, Masaaki Hatsumi est quant à lui le 28° Grand Maître de cette école.

Aujourd’hui, dans le Gyokko Ryu, il y a quasi-uniquement le domaine du Kosshijutsu (attaques contre les muscles et les nerfs) qui est enseigné. Dans le même temps, ces techniques constitue une base pour toute formation au Ninjutsu. L’élément le plus important est l’étude des huit formes techniques de base – notre actuelle Kihon Happo. Cela inclut les méthodes de lutte contre toutes les styles de combats importants : techniques de blocage, coups et attaques contre les parties molles et dures du corps. En outre, ces huit techniques de bases sont également présentes dans d’autres Ryu du Bujinkan, chacun avec des feelings différents de mouvement et de gestuelle. La «forme des cinq éléments», le Sanshin no Kata, intègre également des styles variés.

La principale caractéristique de cette école est le jeu de jambes. Quand un verrou articulaire est pratiquée, ce n’est pas fait en utilisant la force musculaire pure, mais en utilisant un habile jeu de jambes et le maintien des verrous. Comme ces mouvements sont chronophages, Le Gyokko Ryu attache une grande importance aux attaques contre les points faibles du corps humain tels que les organes internes, les muscles et les nerfs avant l’exécution de ces techniques. Par conséquent, les mouvements ont lieu autour du point d’équilibre d’un adversaire qui a été fixé à l’avance au moyen d’un verrouillage de l’articulation. La puissance d’une technique est basée principalement sur l’application de mouvements de rotation de l’ensemble du corps, des hanches, de la colonne vertébrale et d’un jeu de jambes correct.

Les 3 Kamae fondamentales de cette école, utilise le Boshi Ken comme une arme : en Ichimonji no Kamae, Hicho no Kamae et Jumonji no Kamae, le pouce vers le haut de la main avant pointe toujours devant. la raison en est que l’énergie du corps doit toujours circuler librement et il n’y a pas de temps perdu pour une attaque avec le pouce. La meilleure position est Migi no Kamae (jambe droite en avant) afin de se protéger le mieux possible contre les attaques au niveau du coeur. En général, dans les positions de combat, on se tient normalement au centre, c’est à dire que l’équilibre devrait être réparti également sur les deux pieds, si possible. Bien que la plupart des Kamae de ce Ryu sont plus du type offensif.

Alors que, par exemple, les mouvements du Koppojutsu (attaques contre des os et des articulations) visent à attaquer l’adversaire dans les zones dur, en direction de l’avant et cela afin de se retirer immédiatement après. Les attaques du Gyokko Ryu sont plutôt exécutés sur le côté et en demi-cercle. Les coups avec les doigts et les techniques de mains sont réalisées sur des parties vitales du corps humain en formant un angle de 45 degrés. Il y a, cependant, dans cette école également une série de Kata qui ne visent pas à attaquer les cibles molles du corps humain.

Les techniques qui sont utilisés doivent, tout d’abord emmener à la rupture de l’équilibre de l’adversaire, afin de pouvoir ensuite attaquer au mieux les points faibles de son corps (Kosshijutsu). Comme on doit être vraiment proche de l’adversaire pour cela, la main arrière se tient toujours en avant du corps, afin de se protéger des contre-attaques possibles de l’adversaire. Souvent, les attaques sont appliqués à l’aide du bout des doigts. Dans les premiers temps, ces attaques ont été appelés Shitojutsu (techniques avec les doigts). Les doigts dans la position Shito Ken (Boshi Ken) est peut-être l’une des formes les plus populaires. L’extrémité du pouce n’est pas seulement utilisé comme une arme d’attaque des parties molles du corps, mais aussi contre des cibles durs comme, par exemple, la tempe (Kasumi). Il convient également de noter que le Shuto a un nom différent dans le Gyokko Ryu : il est appelé Kiten Ken. »

Extrait traduit de l’Anglais à partir de l’ouvrage « Gyokku Ryu Taijutsu no Kata- Bujinkan Budo Densho »

Cédric VARESANO
Shidoshi-hô du Bujinkan Budô Taijutsu


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Bouger le corps dans sa globalité

Souvent, je répète à mes élèves de bouger leurs corps dans sa globalité, comme si c’était un ensemble indissociable.

Je vais essayer par cet article d’expliquer mon point de vue à ce sujet, ce qui ne va pas être un exercice facile. Expliquer, démontrer à mes élèves par la pratique est beaucoup plus simple que de le coucher par écrit.

L’un des principaux défauts des débutants et de totalement dissocié leurs corps. Ils bougent les membres inférieurs, le bassin ou les membres supérieurs de façon totalement indépendante et non coordonnées. Ce qui fait que souvent les techniques ne sont pas aussi efficaces qu’elles devraient l’être, voir sont totalement inefficaces.

Il est important dans notre pratique, de comprendre que le mouvement est global, la plupart du temps en tout cas (peut-être est-ce, en partie, un héritage des armures du Samouraï).

Lorsque l’on bouge sur une technique, le corps doit bouger naturellement, sans avoir d’effets négatifs sur l’équilibre.

Pour schématiser : si je décide de reculer l’épaule droite, je dois reculer mon pied droit (j’aime particulièrement cette image).

Pour comprendre, on pourrait dire, que ce qui créé le mouvement se sont les hanches. Que la colonne vertébrale en restant bien droite et dans son axe fait suivre les épaules. Et que les jambes suivent elles aussi le mouvement des hanches.

Tous les segments du corps (membres inférieurs, supérieur et tronc) doivent bouger ensemble et d’un seul bloc. En tout cas, lors de l’exécution d’une technique mémoriser et comprise.

Les pratiquants n’ayant pas encore acquis ce type de mouvement, ont des tendances à oublier de bouger le bassin ou à laisser un bras trop à l’arrière par rapport à leur épaule (par exemple sur les apprentissages des clés/torsions des Kihon Happo ou les projections).

Reculer dans la globalité du corps sur une saisie à une main, permet de tendre davantage le bras de Uke afin de le faire lâcher, en ayant un léger relâchement au bout de ses doigts.

Les avantages de bouger dans un mouvement du corps global peuvent être :

  • la stabilité structurelle (donc l’équilibre du corps en général)
  • la puissance cinétique (en utilisant le poids du corps en totalité)
  • l’allonge du coup qui est plus longue
  • moins de risque de blessures
  • moins de sollicitation de la colonne vertébrale
  • moins de mouvements parasites
  • etc…

Pour exécuter un bon mouvement global, il faut :

  • bouger tout le corps en même temps (un bras seul, n’a pas beaucoup de force)
  • garder toujours la colonne vertébrale droite (pas de rotation, de flexion ou d’extension)
  • jouer sur les différentes altitudes via le centre de gravité (monter, descente du corps)
  • avoir le centre de gravité bien au centre des points d’appuis (équilibre)
  • etc…

Ce principe de déplacement me semble suffisamment important pour nécessité un tel article. Même si en l’état, il est incomplet (j’en suis conscient). Son but est de pousser à la réflexion et de figé les choses à un moment T.

Si vous voulez compléter, donner votre point de vue, n’hésitez pas…

Cédric VARESANO
Shidoshi-hô du Bujinkan Budô Taijutsu


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La tenue traditionnelle du Samouraï

Nous connaissons tous la tenue des samouraï, en tout cas de vue.

La veste, le hakama (keikogi et non pas kimono comme souvent dit à tord) et les ceintures (obi) sont encore fréquemment employés, mais sans que l’on sache forcement pourquoi. Certains doivent se dirent que c’est juste pour le coté traditionnel de leurs disciplines.

Le bandeau de tête a été rendu célèbre par le film « Karaté Kid » en 1984, mais savez-vous que historiquement, il avait son utilité ?

Mais pourtant, la tenue traditionnelle du samouraï n’était pas du au hasard !

Aujourd’hui, sans aucun doute, étant mal employé par le plus grand nombre des pratiquants d’arts martiaux Japonnais  (mal positionné, mal noué) . Ou encore, certains éléments étant relayés comme objets ne servant à rien ou totalement kitch.

Essayons de décrire cette tenue et ses effets sur le corps (avéré ou non).

La veste et le hakama (keikogi)

Cette tenue était porté autrefois par les samouraï et les Japonnais en général (d’une certaine classe sociale peut être).

Sa particularité de ne pas avoir de bouton, mais d’être relié par un cordon de tissu au niveau du centre des hanches. Permets d’en faire un vêtement aéré et d’être porté par n’importe qui, quelque soit sa morphologie.

En la serrant au maximum, l’aisance est modérée. On peux alors mieux travailler le ressentit et les sensations du corps (l’utilisation du corps dans sa globalité par exemple).

Les manches larges de la veste, comme le hakama, servent à dissimuler les mouvements des membres supérieurs et inférieurs (dans une certaine mesure).

La ceinture (obi)

Pour les Japonnais, la ceinture était très importante.

Elle servait à serrer la 4ème lombaire. L’effet de serrer cet endroit anatomique, avait pour principaux effets d’aider au mouvement de contraction, d’accroupissement et à consolider la concentration.

Sans parler que cela permet de redresser, en partie, l’axe du corps avec le maintien du bas de la colonne vertébrale.

Autre son effet anatomique, il vient appuyer sur un point d’acupuncture facilitant la circulation de l’énergie dans le corps.

Les socques en bois et les sandalles (geta et zori)

La grande particularité des geta et des zori, est la présence de l’attache en Y, appelée hanao.

Le hanao, sert à placé le centre de gravité sur la partie basse du premier métatarse (gros orteil). Ce qui avait pour effet de renforcer les hanches. Permettant ainsi, une respiration profonde et l’élargissement de la poitrine. Ce qui contribuait à tenir une posture imposante.

Les sous-vêtement (fundoshi)

Le fundoshi est une espèce de pagne attaché à la taille et passer entre les jambes.

Ce vêtement traditionnel serait en vérité bien plus qu’un simple sous-vêtement. Il posséderait la capacité à tenir naturellement l’axe du corps en stimulant le plancher pelvien.

Il viendrait renforcer le maintien de la colonne vertébrale, avec la ceinture (obi).

Le bandeau de tête (hachimaki)

La tête est composé de différents os. 23 compose la partie du crâne. Il semblerait que lorsque l’on est fatigué, l’espace entre ces os s’agrandit.

On pourrait retrouver une forte concentration en rectifiant cette élargissement. D’où l’utilité du hachimaki qui vient resserrer les os du crâne.

Les cordons pour retenir les manches (tasuki)

Le tasuki est considéré aujourd’hui, comme simple objet, servant à relever les manches du kimono et à les tenir.

Mais il était utilisé pour tirer les omoplates vers le haut afin de retirer la force des épaules et agrandir l’amplitude des mouvements.

Il permet l’ouverture de la poitrine afin d’avoir une respiration profonde et une attitude imposante.

Il existait sans doute d’autres éléments, dans le système d’habillement traditionnel des samouraï et de la population Japonaise.  Mais je me contenterai de ceux-ci, qui sont les plus connus de nos jours et dont certains restent largement utilisés.

Cédric VARESANO
Shidoshi-hô du Bujinkan Budô Taijutsu